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DECRET
MINISTERIEL N° 2002-680 DU 30 AVRIL 2002
Risques
liés à la manipulation de produits chimiques: reconnaissance de
la faute inexcusable de l'employeur 27/06/2005
Les
solvants, nos ennemis intimes et méconnus
Les
solvants, nos ennemis intimes et méconnus
550.000 tonnes de solvants neufs sont utilisés chaque année en France,
des produits chimiques "incontournables" pour leurs propriétés mais
dont "aucun n'est inoffensif", selon le premier état des lieux dressé
jeudi par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).
44% de ces solvants sont utilisés pour les peintures, vernis et
encres, 17% dans la parfumerie et les cosmétiques, et 13% pour l'agriculture
(pesticides).
Appréciés pour leurs pouvoirs diluants, dissolvants et détachants,
ils sont incorporés dans des milliers de produits: détergents, colles,
peintures, vernis, encres, huiles essentielles, pharmacie. Certains
solvants ont été remplacés ces dernières années par des produits
de substitution, du fait de leur impact particulièrement nocif pour
l'environnement ou la santé. C'est le cas pour les solvants halogénés
qui attaquent la couche d'ozone ou les éthers de glycol "reprotoxiques",
dangereux pour la reproduction.
Ces derniers ne sont presque plus utilisés mais ils ne sont toutefois
pas interdits.Le caractère dangereux des solvants a été largement
mis en lumière par le cas de salariés comme Claire Naud, une ancienne
ouvrière sérigraphiste qui poursuit devant la justice son entreprise,
qu'elle accuse de l'avoir exposée aux éthers de glycol pendant sa
grossesse. Sa fille est née avec de graves malformations. "On a
tendance à focaliser sur certaines substances, qui ne sont pas forcément
les plus utilisées ou les plus dangereuses", relève Jérôme Triolet,
chef du projet "solvants" à l'INRS.
Plusieurs solvants très toxiques comme le perchloroéthylène (utilisé
par les pressings), le trichloroéthylène (cancérigène de niveau
2) ou le dichlorométhane sont encore produits à plusieurs milliers
de tonnes. Ce solvant lourd peut être mortel, lorsqu'il s'accumule
en milieu très confiné. Son interdiction est envisagée par le ministère
de la Santé
."Mal informé"Le nombre de salariés exposés aux solvants va croissant
: entre 1994 et 2003, il est passé de 12,3% à 14,7%, principalement
dans l'industrie et la construction (peintures, colles…). Le grand
public est aussi concerné, "et il est généralement le plus mal informé",
a relevé jeudi Michèle Froment-Védrine, directrice générale de l'Agence
française de sécurité sanitaire environnementale. "Prenez par exemple
une femme enceinte : a-t-elle travaillé au contact de solvants ?
Peut-elle sans danger repeindre la chambre pour le futur bébé ?"Dans
ce domaine, comme dans celui des produits chimiques en général,
beaucoup reste à faire pour connaître les effets des expositions,
surtout à faible dose. Un premier pas sera franchi l'an prochain
avec la publication sur Internet par l'INRS d'une base de donnée
sur les solvants, Solvex, avec 300.000 données d'exposition recueillies
depuis 1987.
Risques
liés à la manipulation de produits chimiques: reconnaissance de
la faute inexcusable de l'employeur 27/06/2005
Dans une décision du 23 mai 2005, le Tribunal des
affaires de sécurité sociale (TASS) d'Amiens a fait droit à la demande
d'un salarié tendant à la reconnaissance de la faute inexcusable
de son employeur. Gouverner par Frédérique Pradignac, Envirodroit.net
pour le JDLE
En l'espèce, le salarié avait pour travail d'expérimenter des produits
phytosanitaires connus pour leur effet indésirable sur les manipulateurs.
Le salarié a été déclaré atteint d'une myopathie mitochondriale
d'origine toxique, liée à la manipulation des fongicides dérivés
de stroburine. Cette maladie a été reconnue d'origine professionnelle
par la Caisse de la mutualité sociale agricole (CMSA). Il est notamment
reproché à son employeur de n'avoir pas mis à sa disposition d'équipement
de protection approprié aux risques encourus et de n'avoir pas mis
en oeuvre les mesures d'hygiène requises ni d'information sur les
risques liés à la manipulation des produits.
En effet, la protection respiratoire mise à disposition des salariés
était insuffisante, le port des bottes n'étaient pas systématiquement
prévu et les salariés n'avaient pas la possibilité de se laver après
la manipulation des produits. Le TASS a donc considéré que compte
tenu des exigences réglementaires existantes (décret n° 87-361 du
27 mai 1987 relatif à la protection des travailleurs agricoles exposés
aux produits antiparasitaires à usage agricole) et des informations
diverses provenant notamment de l'Institut national de la recherche
et de la sécurité (INRS) la société ne pouvait ignorer, à l'époque
considérée, les risques sanitaires auxquels étaient exposés ses
salariés. Elle ne pouvait donc "utilement opposer la rareté de la
pathologie dont est atteint le plaignant ni l'absence de preuve
de toxicité chez l'homme de la strobilurine". En conséquence, il
a reconnu la faute inexcusable de la société pour ne pas avoir satisfait
à son obligation de sécurité de résultat. Le TASS ordonne la majoration
du taux maximum de la rente prévue à l'article L. 452-2 du Code
de la sécurité sociale. Cette majoration devra tenir compte de l'aggravation
de l'état de santé de la victime et s'appliquera à l'évolution du
taux d'incapacité permanente partielle (IPP). Le TASS s'est également
prononcé dans cette affaire sur l'opposabilité de la décision de
la CMSA de reconnaître la pathologie du salarié comme maladie professionnelle
à la société, et sur une demande d'indemnisation des préjudices
subis par la victime, sa femme et ses enfants. Pour information,
c'est la première fois qu'une telle décision est rendue en matière
de produits phytosanitaires. En effet, les victimes de ces produits
ont toujours eu des difficultés à prouver le lien de causalité entre
leur affectation et la manipulation de tels produits. Source : TASS
Amiens, 23 mai 2005, recours n° 20400388
DECRET
MINISTERIEL N° 2002-680 DU 30 AVRIL 2002
Décret
visant toutes fontaines de dégraissage ou bac à solvant supérieur
à 20 litres
le décret ministériel
du 30 avril 2002 N°2002-680 paru au journal officiel du 2 mai 2002,
stipule:
toutes industries effectuant du nettoyage, dégraissage, décapage
de surfaces (métaux, matières plastiques, etc.), dans une machine
non fermée, avec des procédés utilisant des liquides organohalogénés
ou des solvants organiques et dont le volume des cuves de traitement
est supérieur à 20 litres et inférieur à 1500 litres, sont
soumises à déclaration à la préfecture de leur département.
Pour des volumes supérieurs à 1500 litres, il sera procédé à une
enquête préalable par la préfecture : l'affichage de l'avis au public
devra être réalisé dans un rayon d'1 km autour du site.
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de contraintes ? Trop de risques ?
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